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Les métiers IT les plus recherchés en 2025 (et comment les recruter)
85 % des recrutements dans le numérique sont jugés difficiles à pourvoir. Ce chiffre, issu des dernières données de l'enquête BMO, résume à lui seul la tension qui règne sur le marché de l'emploi IT en France. Avec 77 800 projets de recrutement identifiés dans le secteur numérique en 2024, la demande n'a jamais été aussi forte — et les profils qualifiés n'ont jamais été aussi rares.
Pourtant, derrière cette tension se cachent de vraies opportunités. Les entreprises qui comprennent les dynamiques du marché, identifient les bons profils et adaptent leur approche recrutent mieux — et plus vite — que les autres.
Dans cet article, nous passons en revue les 7 métiers IT les plus recherchés en 2025, les raisons structurelles de la pénurie, et les leviers concrets pour attirer ces profils dans votre entreprise.
L'état du marché IT en France en 2025
Le marché de l'emploi tech français traverse une phase paradoxale : les budgets sont contraints, mais les besoins en compétences explosent. Voici les chiffres clés à retenir.
- 77 800 projets de recrutement dans le numérique identifiés en 2024, dont 85 % considérés comme difficiles à pourvoir par les employeurs.
- 41 % des employeurs français prévoient des créations de postes en CDI au premier semestre 2025, signe d'un optimisme prudent malgré le contexte économique.
- +4 % de revalorisation salariale en moyenne dans l'IT selon le baromètre Michael Page, tirée par la pénurie de profils qualifiés sur les segments les plus tendus.
- Des process de recrutement qui s'allongent : la durée moyenne d'un recrutement IT a quasi-doublé ces dernières années. Les meilleurs profils reçoivent plusieurs offres simultanées et les entreprises lentes perdent systématiquement les candidats les plus demandés.
- Pénurie maximale sur trois segments : les experts IA/Data, les profils Cloud/DevOps et les spécialistes en cybersécurité. Ces métiers concentrent les tensions les plus fortes du marché.
Le contexte est clair : recruter un profil IT qualifié en 2025 est un défi stratégique. Les entreprises qui ne s'y préparent pas se retrouvent avec des postes ouverts pendant 6 mois — ou pire, des recrutements par défaut.
Les 7 métiers IT les plus recherchés en 2025
Quels sont les profils que toutes les entreprises s'arrachent cette année ? Voici notre classement, basé sur les données du marché, les volumes d'offres et les retours terrain de nos consultants.
1. Ingénieur en cybersécurité
La cybersécurité est devenue une priorité absolue pour toutes les organisations, du grand groupe à la PME. Les attaques par ransomware ont explosé, les réglementations se durcissent (NIS2, DORA), et les entreprises n'ont pas le choix : elles doivent recruter.
Salaire indicatif : 50 000 a 80 000 euros brut annuel pour un profil confirmé (3-7 ans), jusqu'à 100 000 euros et plus pour un expert ou un RSSI. Difficulté de recrutement : très élevée. Le vivier de candidats formés en cybersécurité reste très insuffisant face à la demande. Les profils expérimentés sont chassés en permanence et changent rarement de poste sans une offre significativement meilleure.
2. Data Scientist / Data Engineer
L'explosion de l'intelligence artificielle générative redistribue les cartes. Selon Gartner, les dépenses mondiales en IA générative vont bondir de +76 % en 2025 par rapport à 2024. Cette croissance crée une demande massive en profils Data : des Data Scientists capables de concevoir des modèles, mais aussi des Data Engineers pour industrialiser les pipelines de données.
Salaire indicatif : 48 000 a 75 000 euros brut annuel pour un Data Scientist confirmé, 50 000 a 80 000 euros pour un Data Engineer senior. Difficulté de recrutement : très élevée, surtout sur les profils combinant compétences ML/IA et expertise métier. La concurrence entre employeurs est féroce.
3. Ingénieur DevOps
Le DevOps n'est plus une mode — c'est un standard. Les entreprises qui livrent vite et bien ont toutes adopté les pratiques CI/CD, l'infrastructure as code et les architectures cloud native. L'ingénieur DevOps est au coeur de cette transformation : il automatise, fiabilise et accélère l'ensemble de la chaîne de delivery.
Salaire indicatif : 50 000 a 75 000 euros brut annuel, pouvant dépasser 85 000 euros pour un profil senior maîtrisant Kubernetes, Terraform et les environnements multicloud. Difficulté de recrutement : élevée. Les profils DevOps véritablement expérimentés sont rares. Beaucoup de candidats se positionnent "DevOps" après une formation courte, mais l'expertise réelle en production se construit sur le terrain.
4. Architecte Cloud
57 % des leaders IT en France utilisent désormais une infrastructure multicloud hybride. Cette complexité croissante nécessite des architectes Cloud capables de concevoir, optimiser et sécuriser des environnements distribués sur AWS, Azure, GCP — souvent les trois à la fois.
Salaire indicatif : 65 000 a 95 000 euros brut annuel, avec des pics au-delà de 110 000 euros pour les profils les plus expérimentés en Île-de-France. Difficulté de recrutement : très élevée. L'architecte Cloud est un profil senior par nature, ce qui réduit considérablement le vivier. Les certifications seules ne suffisent pas — les entreprises recherchent une expérience terrain solide.
5. Développeur fullstack
Le développeur fullstack reste le profil le plus demandé en volume. Polyvalent, capable d'intervenir sur le front-end comme sur le back-end, il est le pilier des équipes produit. Les stacks les plus recherchées en 2025 : React/Next.js + Node.js/TypeScript, Vue.js + Python/Django, et les écosystèmes Java/Spring pour les environnements enterprise.
Salaire indicatif : 45 000 a 70 000 euros brut annuel pour un profil confirmé, 65 000 a 85 000 euros pour un senior. Difficulté de recrutement : élevée, surtout sur les profils seniors. Le volume de candidats est plus important que sur d'autres métiers, mais la qualité des profils réellement fullstack (et pas juste "front qui a fait un peu de back") reste un enjeu.
6. Ingénieur IA / ML Engineer
C'est le profil le plus disputé du marché en 2025. La croissance de +76 % des investissements en IA générative (Gartner) se traduit directement en besoins de recrutement : les entreprises veulent des ingénieurs capables de fine-tuner des LLM, de déployer des systèmes RAG en production, et d'intégrer l'IA dans leurs produits existants.
Salaire indicatif : 55 000 a 90 000 euros brut annuel, avec des packages dépassant 120 000 euros pour les profils les plus pointus (PhD + expérience production). Difficulté de recrutement : maximale. Le nombre de profils véritablement qualifiés en ML Engineering est extrêmement limité en France. La compétition avec les GAFAM et les scale-ups IA (Mistral, Hugging Face) rend le recrutement encore plus complexe.
7. Engineering Manager / Lead Dev
Le passage à l'échelle des équipes tech crée un besoin croissant en Engineering Managers et Lead Developers. Ces profils hybrides — techniques et managériaux — sont essentiels pour structurer les équipes, définir les standards de qualité et aligner la tech avec les objectifs business.
Salaire indicatif : 60 000 a 90 000 euros brut annuel pour un Lead Dev, 75 000 a 110 000 euros pour un Engineering Manager. Difficulté de recrutement : élevée. Trouver un profil qui combine excellence technique et compétences managériales est un vrai défi. Beaucoup de bons développeurs ne veulent pas manager, et beaucoup de managers ont perdu le lien avec la technique.
Pourquoi ces profils sont si difficiles à recruter
La difficulté de recrutement ne se résume pas à un manque de candidats. Elle est le résultat de plusieurs facteurs structurels qui se cumulent.
- Pénurie structurelle de compétences : le système éducatif français ne produit pas assez de diplômés dans les spécialités les plus demandées (IA, cybersécurité, cloud). Les formations se multiplient, mais l'expérience terrain reste le facteur différenciant — et elle prend des années à acquérir.
- Concurrence intense entre employeurs : startups, scale-ups, ESN, grands groupes, cabinets de conseil — tout le monde chasse dans le même vivier. Un bon profil DevOps ou Data reçoit 5 à 15 sollicitations par semaine sur LinkedIn. Dans ce contexte, les entreprises qui ne se démarquent pas sont tout simplement ignorées.
- Exigences élevées des candidats : les profils IT qualifiés le savent, ils sont en position de force. Leurs critères de choix sont clairs : possibilité de télétravail (2 à 3 jours minimum), rémunération compétitive avec la revalorisation de +4 % observée sur le marché, et surtout un projet technique intéressant. Un poste de "maintenance d'application legacy" sans perspective d'évolution ne fait rêver personne.
- Process de recrutement inadaptés : la durée des process de recrutement IT a quasi-doublé ces dernières années. Cinq entretiens étalés sur deux mois, un test technique de 8 heures, un silence radio de trois semaines entre chaque étape — c'est le meilleur moyen de perdre les candidats les plus demandés, qui signent chez le concurrent en 10 jours.
- Fuite des talents vers l'international : les meilleurs profils français sont également courtisés par des entreprises étrangères qui proposent du full remote avec des salaires ajustés au marché international. Cette compétition mondiale accentue encore la pression sur les employeurs français.
Comment recruter ces profils efficacement
Face à ces défis, les entreprises qui recrutent le mieux ne sont pas celles qui ont le plus gros budget. Ce sont celles qui ont le meilleur process. Voici les leviers qui font la différence.
- Raccourcir le process de recrutement : visez 3 étapes maximum et 10 à 15 jours entre le premier contact et l'offre. Chaque jour supplémentaire augmente le risque de perdre le candidat. Les entreprises les plus efficaces prennent leur décision en une semaine.
- Jouer la transparence totale : salaire affiché dès l'offre, stack technique détaillée, défis réels du poste, organisation de l'équipe. Les candidats tech détestent les surprises. Un profil qui découvre en entretien que le "projet innovant" est en réalité de la maintenance SAP ne reviendra pas.
- Impliquer un profil technique dès le premier contact : un ingénieur en cybersécurité ou un ML Engineer veut parler à un pair, pas à un recruteur qui lit une fiche de poste. Le premier échange doit être technique et pertinent. C'est ce qui différencie une approche crédible d'un énième message LinkedIn générique.
- Faire appel à un cabinet spécialisé IT : sur les profils les plus tendus (IA, cybersécurité, Cloud), un cabinet spécialisé en recrutement tech apporte un vivier de candidats qualifiés, une connaissance fine des salaires du marché et une capacité de chasse que les équipes internes n'ont pas toujours. Le retour sur investissement est mesurable : des process plus courts, des profils mieux ciblés, moins de recrutements ratés.
- Envisager le RPO pour le volume : quand l'entreprise doit recruter 10, 20 ou 50 profils IT en parallèle, le Recruitment Process Outsourcing (RPO) permet de scaler la capacité de recrutement sans surcharger les équipes RH. Un partenaire RPO dédié gère le sourcing, le screening et la coordination — l'entreprise garde la décision finale.
Perspectives 2026 : ce qui va changer
Le marché de l'emploi IT devrait rebondir en 2026, porté par plusieurs dynamiques convergentes.
- Un rebond attendu des volumes de recrutement : les projets gelés en 2024 pour des raisons budgétaires devraient être relancés. Les 41 % d'employeurs prévoyant des créations de postes en CDI au S1 2025 sont un signal avant-coureur de cette reprise.
- L'IA qui transforme les métiers : l'IA générative ne va pas supprimer les métiers IT — elle va les transformer. Les développeurs qui maîtrisent les outils de coding assisté par IA seront plus productifs. Les Data Engineers devront intégrer les pipelines LLM. Les profils cybersécurité devront se former aux nouvelles menaces liées à l'IA. De nouvelles compétences hybrides vont émerger.
- De nouveaux profils à surveiller : le Prompt Engineer, l'AI Safety Specialist, le Platform Engineer et le FinOps Analyst sont des rôles qui montent en puissance. Ils ne figurent pas encore dans les classements, mais ils pourraient rejoindre le top des métiers les plus recherchés dès 2026-2027.
- La pression salariale va se maintenir : tant que la pénurie de profils qualifiés persiste, les salaires IT continueront d'augmenter. Les entreprises qui ne s'ajustent pas au marché verront leurs meilleurs éléments partir vers des employeurs plus compétitifs.
À retenir
- Le marché IT est structurellement tendu : 85 % des recrutements sont difficiles à pourvoir, et les salaires augmentent de +4 % en moyenne.
- Les 7 métiers les plus recherchés sont la cybersécurité, la Data, le DevOps, le Cloud, le fullstack, l'IA/ML et l'Engineering Management.
- La pénurie est réelle et structurelle — pénurie de compétences, concurrence entre employeurs, exigences des candidats et process trop longs se cumulent.
- Pour recruter efficacement : raccourcissez le process, soyez transparents, impliquez le technique et faites-vous accompagner par des spécialistes.
- 2026 sera une année de rebond — mais les compétences les plus recherchées évolueront avec l'IA. Anticipez dès maintenant.
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Questions fréquentes
Quel est le métier IT le mieux payé en 2025 ?
L'ingénieur IA / ML Engineer est le profil IT le mieux rémunéré en 2025, avec des packages pouvant dépasser 120 000 euros brut annuel pour les profils les plus expérimentés. Les architectes Cloud et les experts en cybersécurité (RSSI) suivent de près, avec des rémunérations dépassant régulièrement les 100 000 euros pour les profils seniors en Île-de-France.
La pénurie de développeurs est-elle réelle ou exagérée ?
La pénurie est bien réelle, mais elle est surtout qualitative. Il ne manque pas de profils IT en général — il manque des profils expérimentés sur les spécialités les plus demandées : IA, cybersécurité, Cloud et DevOps. Les 85 % de recrutements jugés difficiles par les employeurs ne sont pas un chiffre marketing. En revanche, les entreprises qui proposent des conditions attractives (salaire, remote, projet technique) continuent de recruter efficacement.
Comment attirer un développeur ou un ingénieur IT qui n'est pas en recherche active ?
Trois leviers fonctionnent en 2025 : un premier message personnalisé envoyé par un profil technique (pas un recruteur généraliste), une transparence totale sur le projet, la stack et le salaire dès le premier échange, et un process de recrutement court (10 à 15 jours maximum). Les profils IT qualifiés sont sollicités en permanence — seules les approches ciblées et respectueuses de leur temps retiennent leur attention.
Quel est le délai moyen pour recruter un profil IT en 2025 ?
Le délai moyen constaté est de 6 à 12 semaines entre l'ouverture du poste et la signature, en hausse significative ces dernières années. Sur les profils les plus tendus (IA, cybersécurité, architecte Cloud), ce délai peut dépasser 4 mois. Les entreprises qui réduisent leur process d'entretien à 2-3 semaines raccourcissent considérablement ce délai global.
Faut-il recruter en CDI ou en freelance pour les profils IT pénuriques ?
Cela dépend du besoin. Le CDI est pertinent pour les postes structurants à long terme (architecte Cloud, Engineering Manager, lead cybersécurité). Le freelance est idéal pour les besoins ponctuels ou les montées en charge rapides (ML Engineer pour un projet IA, DevOps pour une migration cloud). Beaucoup d'entreprises combinent les deux approches : un noyau dur en CDI et des experts freelances pour les projets spécifiques.